Comment démissionner sans se fermer de portes

Dans le domaine des TI, changer régulièrement d’employeur permet de grimper plus rapidement dans la hiérarchie et l’échelle salariale. Mais comme ce monde est petit, comment démissionner avec classe, et sans se fermer de portes ?

« En raison de la pénurie de main-d’œuvre, les gens qui travaillent en TI ont actuellement le gros bout du bâton… Donc, je ne sais pas s’ils ont toujours le souci de bien faire les choses quand ils quittent une entreprise », se demande Geneviève Dicaire, coach de gestion en TI et ancienne directrice chez Ubisoft.

Il en va pourtant de leur crédibilité professionnelle. « Il faut se rappeler que c’est un petit milieu, dit-elle. Ils seront peut-être appelés à travailler de nouveau avec les mêmes collègues. »

Comment démissionner avec classe ?

« Tout d’abord, il y a une réflexion personnelle à avoir, explique Geneviève Dicaire. Pour quelle raison est-ce que je pars ? Qu’est-ce que je fais s’il y a une contre-offre ? Ensuite, tout est dans la relation que l’on a avec son patron. Quand les choses sont faites avec respect et professionnalisme, on part du bon pied. On prend le temps d’avoir une conversation avec lui. Pas de courriel ni de message téléphonique, évidemment ! »

Idéalement, on ne démissionne pas en plein milieu d’un projet, ou pire, pendant la dernière phase de mise en production ! « Ce serait le signe qu’il y a vraiment un problème au sein de l’équipe, affirme la coach de gestion en TI, car la dernière chose qu’un programmeur veut, c’est quitter un projet avant son terme. »

Lorsqu’elle est partie de chez Ubisoft, Geneviève Dicaire a donné 4 semaines de disponibilité, alors que son contrat en prévoyait 2. « Je voulais laisser l’image d’une personne fiable, sur qui on peut compter. J’ai bouclé mes dossiers, puis je suis partie. »

Expliquer son départ

Donne-t-on la raison de son départ ? « Si c’est une décision réfléchie et assumée, pourquoi pas », conseille Geneviève Dicaire. On évite toutefois les règlements de compte. « Il faut penser à l’image professionnelle qu’on veut laisser, dit-elle. Si les commentaires sont constructifs et qu’ils ont pour but d’aider le gestionnaire, on peut les faire. »

Geneviève Dicaire cite un exemple personnel, datant de l’époque où elle était gestionnaire. « C’est parce que des programmeurs démissionnaires m’ont donné la raison de leur départ (une meilleure offre salariale) que j’ai pu ajuster le tir et revoir notre échelle salariale. »

En TI, il faut dire que l’on quitte rarement une entreprise uniquement pour des questions d’argent. « À moins que le salaire soit en dessous du marché… précise la coach. C’est plutôt le symptôme de quelque chose qui ne fonctionne pas. Les gens en TI sont à la recherche de projets stimulants, ils désirent avant tout utiliser leurs forces ou obtenir plus de responsabilités. »


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